La dure-mère s’élargit et s’étend

Elle représente une des trois membranes conjonctives qui séparent le crâne de l’encéphale. Entre les deux premières membranes (les plus profondes) circule le liquide céphalorachidien.

La troisième membrane plus épaisse et plus résistante recouvre la boite crânienne et adhère à l’os. Elle s’applique donc contre la parois interne du crâne en laissant passer de grosses veines.

Elle possède des prolongements qui vont former des sortes de cloisons entre les hémisphères cérébraux ainsi qu’entre le cerveau et le cervelet, un peu comme la coquille de la noix qui la recouvre et en même temps sépare les cerneaux par des petits prolongements internes.

Vers le bas, elle va descendre enrober toute la moelle épinière comme un manchon de protection (le fourreau dural). Elle s’attache au niveau du trou occipital, au niveau des premières vertèbres cervicales et reste libre ensuite pour finir par s’ancrer au niveau du sacrum.

Cette liaison crâne-cervicales-sacrum participe au MRP et explique que certains traumatismes sacrés puissent avoir des répercussions au niveau de la tête et du cou.

La dure-mère possède naturellement un niveau de tension. En plus de son rôle d’amortisseur et de protection, elle sert à guider et limiter les mouvements des os crâniens, en même temps qu’à les maintenir dans une position physiologique. C’est le grand synchronisateur du mouvement crânien.

Les plaques osseuses crâniennes restent solidaires de cette membrane dans laquelle elles ont grandi et en subissent le moindre mouvement, la moindre contrariété. Au sein du MRP, la dure mère représente l’élément mécanique qui entraîne aussi bien les os du crâne, que le sacrum, dans un mouvement rythmé par la respiration unifiée de milliards de cellules. Grâce à des points d’attache solidement ancrés au niveau de l’os frontal au devant du crâne, au niveau du sphénoïde au centre du crâne et au niveau de l’occiput à l’arrière, la membrane permet d’entraîner les 22 os crâniens qui s’articulent les uns avec les autres. Sur le pôle inférieur,  elle active le sacrum dans un mouvement de rotation autour d’un axe énergétique grâce à ses points d’attache sur la deuxième pièce sacrée et sa prolongation jusqu’au coccyx à travers le fil terminal. En dehors de sa fonction de mécanisme de tension réciproque, elle est le réceptacle de la plupart de nos stress, nous serrant la tête quand elle est trop pleine ou nous remontant le bassin quand nous serrons les fesses devant ce que nous croyons être un danger. Relâcher la dure mère de haut en bas et de bas en haut permet à l’énergie de circuler librement à l’intérieur du flux et du reflux du liquide céphalo-rachidien.

Textes extraits du livre : « Le corps autoguérisseur » - éditions Dervy.

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