Le système nerveux central 

se gonfle et se dégonfle

Le système nerveux est anatomiquement central ou périphérique. Ce que l’on considère comme la partie centrale correspond au cerveau et au cervelet prolongés par la moelle épinière. Tous les nerfs qui partent ou retournent vers cet axe nerveux (on parle de névraxe) sont considérés comme périphériques.

 

Au niveau du cerveau, il existe deux parties principales. À l’extérieur nous trouvons le cortex cérébral. C’est la zone de traitement des informations complexes. Constituée de neurones en grande quantité, elle possède une surface plissée que nous connaissons tous. Cette partie du cerveau contrôle le raisonnement, le langage, la vision, l’audition, la cognition. C’est en quelque sorte le microprocesseur central.

Ce cortex est généralement capable d’inhiber les parties plus profondes, reptilienne et limbique, de notre cerveau. Le cervelet n’a pas de rôle cognitif, il prolonge le cerveau vers le bas en se positionnant juste au-dessus de la moelle épinière. Il agit comme une structure de coordination des signaux et des commandes qui sont transmises vers la moelle. Cette dernière n’étant en fait qu’un réseau de fibres nerveuses (les neurones) correspondant un peu à une goulotte de câbles irradiant tout l’organisme.

Le système nerveux central (cerveau + cervelet + moelle épinière) est considéré comme un seul organe. Dans la description du mouvement respiratoire primaire on peut le comparer à un reptile (vestige de nos origines) qui, sous la pression du liquide céphalo-rachidien, se gonfle et se dégonfle, entraînant dans sa transformation la dure-mère, elle-même membrane motrice des os du crâne et du sacrum. Les hémisphères cérébraux se dilatent pendant l’inhalation (inspiration) et se contractent pendant l’exhalation (expiration) du mécanisme.

Le SNC agit comme une pompe grâce aux 70 milliards de cellules qui le composent et se comportent elles aussi, comme de minuscules pompes sous la pression du liquide céphalo-rachidien. Elles sont équipées d’un système musculaire et d’un agencement tubulaire permettant le mouvement et l’intercommunication. Ces microtubules sont capables de supporter des déformations importantes, ce qui permet aux cellules de se mouvoir et « de pomper ». A l’intérieur de ces cellules se trouvent les mitochondries, elles aussi musclées et tubulées, qui agissent comme des sortes de poumons.

Tout le monde pompe et le SNC par ses mouvements rythmiques, dans sa masse cellulaire et gélatineuse, animé par la force du LCR, exprime le mouvement involontaire appelé : « Mouvement Respiratoire Primaire ».

Textes extraits du livre : « Le corps autoguérisseur » - éditions Dervy.

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